
Imaginez un pays grand comme la France et seulement 1,6 millions d’habitants, dont 90% vivent en milieu urbain. Ce pays c’est le Botswana. C’est d’ailleurs un des pays à plus forte concentration urbaine au monde. Un phénomène particulier sur le continent africain où la majorité des pays ont une population rurale. Le Botswana, outre ses richesses minières avec ses mines d’or et de diamants, à trois atouts majeurs en matière de tourisme : Le Chobe national parc, le delta de l’Okavango et le désert du Kalahari.
Dans l’Okavango, nous y sommes allé passer deux petits jours. Ca a commencé par une petite ballade en Mokoro, pirogue locale très étroite, sur le Delta oriental, au milieu des herbes et des libellules. Le calme et le silence, juste troublé par quelques chants d’oiseaux m’ont changé des torrents du Zambèze. Ici, Brassens aurait aimé car on navigue en « père peinard sur la marre au canards ». Un vrai bonheur où le temps s’écoule au fil de l’eau claire. Ensuite, ce fut un petit safari walking, à la rencontre des animaux du delta. Ici, les bêtes sauvages sont beaucoup plus craintives. Tels des chasseurs d’images, nous avançons à petits pas, les genoux pliés, dos courbé, caché derrière chaque buisson pour approcher au plus près ces animaux. C’est très excitant. Nous en avons peu vu. Le Delta est immense et les animaux peu nombreux. Mais j’ai aimé cette promenade au milieu des marais. Après une nuit sur une île, le lendemain nous nous remettons en quête d’animaux. Nous n’avons pas eut plus de chance.
De retour à Maun, nous prenons immédiatement la route pour rejoindre le désert du Kalahari. Vous vous souvenez du film « Les dieux sont tombés sur la tête » ? C’est l’histoire d’un bushman qui après avoir trouvé une bouteille de coca-cola, traverse tout le désert pour aller la rejeter à la mer. Si vous vous en rappelez, vous avez une image du Kalahari. Un désert semi aride, au sol sablonneux peuplé de quelques acacias qui s’étend sur des centaines de kilomètres absent de relief. Pourtant notre traversé, fut loin d’être sèche. Nous avons eut de la pluie tous les jours. Cependant, chaque soir, c’était extraordinaire d’observer le ciel. Des orages nous entouraient. Les éclairs, dans un ballet gigantesque, aux couleurs multiples perçaient la nuit. Je ne savais plus où regarder. A droite, à gauche, devant, derrière, il y en avait partout. C’était vraiment beau. Les gens que nous y avons croisés, en revanche étaient très étranges. Je ne saurai expliquer le sentiment ressenti, mais ce n’était pas top. Ce qui n’est pas le cas des botswanais que nous avons rencontré en dehors du Kalahari.
Après quinze jours au Botswana, nous rejoignons l’Afrique du Sud. Autre pays, autres mœurs et autres cultures. L’empreinte laissée est moins profonde que celle de la Zambie, l’Ethiopie, le Maroc, la Guinée ou le Mali. Mais le pays vaut tout de même le détour.
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