
Notre séjour Bulgare a commencé par une visite d’un des hauts lieux touristiques de la Bulgarie, le monastère de Rila. Il est aujourd’hui considéré comme le Jérusalem Bulgare. Durant l’occupation Ottomane du 14ième au 19ième siècle, il est resté le lieu spirituel de l’église orthodoxe en Bulgarie. Fondé vers l’an 900 par Jean de Rila, le statut et l’office religieux du couvent de Rila deviennent un modèle pour tous les monastères en terre Bulgare. Toujours habités, il est un foyer spirituel pour les moines, les hommes de lettres, les chantres, les peintres d’icônes, les sculpteurs sur bois et mêmes les professeurs cherchant un peu de repos. Les différentes peintures datant du 18ième et 9ième siècle, témoignent de la richesse artistique de cette époque là pour la Bulgarie. La visite de ce lieu est incontestablement un endroit à ne pas manquer lors d’un séjour dans les Balkans, je vous le garanti. L’endroit est paisible et plein de charme.
Après une longue hésitation et en fonction des informations que nous avons pu récoltés, nous avons décidé de ne pas nous rendre à Sofia, mais plutôt de prendre la direction de Plovdiv. De nombreuses petites villes sur notre chemin sans charmes. Ce qui n’est pas le cas des filles Bulgares. De nombreuses jolies filles. Eh oui ! Les « on-dit » sur les filles de l’Est est bien vrai. Elles sont vraiment jolies. Mais revenons aux villes. Je disais donc sans charme, mais très souvent avec un petit centre piéton aux nombreux cafés où les bulgares viennent se rafraîchir à longueur de journée. Des petites places ombragées, des fontaines où les piétons viennent à tour de rôles happés une gorgée d’eau fraîche, meublent l’ensemble. A propos de café, il faut que je vous raconte une petite anecdote concernant notre ignorance de ce pays. La Bulgarie faisant partie de l’UE, nous étions persuadé que l’Euro en était la monnaie officielle. Quand une serveuse nous apporte l’addition de notre consommation, nous trouvâmes la note de 3€ correcte pour deux Icetea. Nous payons donc en donnant un billet de 5€. La serveuse gênée, s’en va dans un bureau de change à proximité café, et nous rendit la monnaie. Nous firent une drôle de tête car le billet était inconnu : 2 Lev. « Mais qu’est ce donc ? ». La monnaie bulgare nous répondit la serveuse. « Ah bon ! ». Puis elle revient un peu plus tard et nous donna 4 Lev de plus en précisant qu’elle s’était trompée. Je me dis qu’en fait, pour l’instant ils ont la double monnaie pour que les gens s’adaptent doucement à l’Euro, comme ce fut le cas en France en 2000. Mais en fait, nous l’apprendrons un peu plus tard par une très jolie étudiante bulgare qui fait ces études de pharmacie à Montpellier, le Lev est la seule monnaie officielle en Bulgarie.
Sinon, les premières impressions de la Bulgarie sont assez sympas. Des gens serviables et un pays tout de même assez pauvre malgré son accession à l’UE. Sur la route, encore de nombreuses charrettes tirées par des chevaux coiffés d’un pompon rouge guidé par un chauffeur habillé parfois de haillons. Dans les champs, de nombreux ouvriers agricoles venant certainement de Turquie pour récolter les fruits et légumes. Les paysages sont un peu moins jolies qu’en Macédoine ou qu’en Albanie, mais reste beaux a voir, surtout le long des rivières claires dégringolant des montagnes. Aujourd’hui, c’est une petite visite de Plovdiv, où nous prenons une journée de repos pour fêter notre 3000ième Km. Plodiv, deuxième ville du pays avec ses presque 400 000 âmes et un centre ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
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