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Maroc - Mechra bel Ksiri

de lionel, le 20-01-2006
Une journée mitigée

Une nuit dans un lit bien au chaud. Mais au chaud sous des couvertures bien épaisses, car dans la chambre il fait plutot froid. Normal ! Les vitres des fenêtres sont cassées. Cela me fait sourire. Apres s'etre habillé, un petit déjeuner est pris au café juste en dessous de notre chambre. Je prends un thé à la menthe avec une patisserie que l'on appelle "croustade". Un vrai délice. Elle est super bonne. Le thé aussi. Au dehors une brume épaisse est installée sur la ville. Nous ne pouvons pas partir de suite. Au bouillonant tumulte de la veille succède l'étrange calme du matin. A cet instant, elle me fait penser à une ville fantome. Nous cherchons une épicerie. Deux gamins nous suivent. Je suis près à parier qu'ils vont nous demander de l'argent. Après nous avoir suivi et observé pendant un bout de temps ils s'éloignent. Je préfère ! Je n'aime pas qu'on me suive. Ca me fait un peu peur. Nous ne sommes visiblement pas des touristes comme les autres. Heureusement que je n'ai rien parié. Il est 10 heures lorsque nous reprenons notre route. A la sortie de la ville, trois ados font du vélo avec nous. Je ne sait pas encore comment leur roues peuvent tourner. Un des miracles qui existe au Maroc. J'ai envie de discuter un peu avec l'un d'eux. J'ai un bon ressentie. Il se nomme Joseph et il a quinze ans. Il ne va plus à l'école. C'est tout ce dont j'ai pu savoir. Pas grand chose apres 15 km. Nous nous séparons sur toujours les memes mots : Bon Voyage. 13H. L'heure de déjeuner. Nous prenons tranquillement notre restauration à l'ombre d'un eucalyptus en bord de route. Le coin est sympa et me plait. Nous avons le temps. Un sandwich à "la vache qui rit" et un au chocolat constitue notre repas. Apres quelques abricots secs acheté le matin chez l'épicier, je joue un peu du sax pendant que Virginie ecrit son journal intime. Je suis en pleine zénitude. Il est 17h00 lorsque nous arrivons à Mechra. Les derniers km sont difficile en terme de circulation. beaucoup de carioles, taxis et camions. Nous faisons attention. Pour dormir, une seule possibilité, un hotel. on voulait camper. C'est pas gagné. Surtout que le seul hotel du coin n'est pas donné. On n'a pas le choix. C'est chiant. Le temps de s'installer, se laver avec une bonne douche et il est deja tard. Nous restons diner à l'hotel. Au cours du repas nous sommes rejoint par Lassal, le propriétaire de l'hotel. Il parle tres bien le français. Nous apprenons qu'il est également le maire de la ville et un élu régional. Tout se passe bien. A un moment nous lui disons que Virginie et moi ne sommes que partenaires de voyage et non dans la vie. A cet instant, je n'existe quasiment plus. La discussion se passe entre Virginie et lui. Je ne dis rien et suis un peu agacé d'etre à l'écart. La situation ne s'arrange pas lorsqu'arrive les invités de Lassal. Une marocaine vivant à New York et future troisième Áépouse (en fait nous l'apprendrons que plus tard). Cette fois ci la discussion est en Anglais. Je ne suis plus là et n'est qu'une envie : aller me coucher. Pourtant je ne le fais pas. Finalement tout le monde s'en va. Je reste un peu avec Virginie pour mettre à jour nos sites internet à partir du PC de l'hotel. Il est minuit lorsque je monte à la chambre à la fois fatigué et blessé par la tournure de la soirée. Il est presqu'une heure, lorsque Virginie rentre. Elle m'apprend qu'elle était partie ramener en voiture avec Lassal sa future épouse à son domicile. Elle est plutot confiante. A moins que ce ne soit moi qui soit trop méfiant !

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