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Maroc - Fez

de Lionel, le 01-02-2006
Impossible de tenir un journal intime au jour le jour

Depuis cette soirée chez Alami, il me devient difficile de tenir un journal intime quotidiennement car nous avons été beaucoup accueillit et que nous passons le temps avec nos hotes.
Aussi, je ne peux retranscrire toutes mes émotions vécu chaque jour. Mais les moments forts seront biens là. C'est aussi pour cela que je reparle de Alami maintenant car son accueil m'a vraiment fait très plaisir et que je ne suis pas près d'oublier cette générosité. J'ai tres apprécié l'hospitalité de Abderrahim à Fez. Avec lui on a découvert la ville d'une autre maniére. Grace à ses relations, on a pu connaitre quelques secret du gellizze. On a pu découvrir également les problemes de l'administration quand nous avons été promené de droite à gauche pour revenir à droite juste pour obtenir une autorisation de nous faire visiter la médina. Car un marocain n'a pas le droit de se promener avec des touristes dans la ville s'il n'est pas guide. Ceci afin de limiter les faux guides qui arnaquent les touristes. Ce qui nous est certainement arrivé à Moulay Idriss la journée auparavant. Mais on ne se fera plus avoir, parole de scout (que je ne suis pas). Là je m'en voulais, mais j'apprends. Latifa, la soeur de Abderrahim, nous a vraiment dorloter pendant notre séjour à Fez. En plus d'etre une femme tres dynamique, elle a créée une école et fait partie d'un parti politique pour les droits aux femmes. C'est une femme très interesante. Nous apprenons encore à son contact.
En ce moment je vous raconte beaucoup de choses, mais là je voudrais parler d'une famille qui m'a beaucoup touché. Cette famille c'est la famille de Moha. Alors que nous sommes parti d'Azrou pour entamer l'ascension de Jbel Hebri à 2000 m, nous sommes pris dans une tempête de neige. Pourtant il faut avancer car il fait froid. Avancer, surtout ne pas s'arreter, car ce serait pire. Quand je pense qu'a la gendarmerie il nous ont dit qu'on pouvait y aller qu'il n'y avait aucun souci, je me dit que les bulletins météo sont auusi sur qu'en france. J'ai les pieds gelés. Virginie aussi. Nous arrivons à Jbel Hebri. 12 km d'ascencion pour monter à ces fichus 2000m. Pourquoi la terre n'est elle pas toute plate bon sens. Jusqu'a maintenant pas une seule habitation. Là un abri. Je propose à Virginie de s'arréter pour découper un bout de nos couvertures de survie pour les mettre dans nos chaussures histoire de réchauffer nos pieds avant de repartir car on devrait redescendre sur Timahdit qui se situe à 20 km. L'abri est en fait le lieu on sont garder les déneigeuses par le gardien et sa famille. Il nous invite à nous réchauffer chez lui. Bien évidemment nous acceptons en attendant que la tempete passe. Mais elle ne passe pas et Moha, c'est son nom, nous interdit de repartir. Moha et sa famille n'ont rien. Ils vivent dans la pauvreté. Ce qui ne les empeche pas de partager tout ce qu'ils ont. Deux banquettes, un poele et des couvertures que fabrique Hannou, son épouse. Nous passons le reste de la journée avec eux. Abdelhark et Aziza nous font des cours d'arabes et de Berberes. Je passe un moment magique ! Cette famille est incroyable. Les enfants sont habillés avec des vetements tout troués. Ils n'ont rien d'autre. Cela ne les empeche pas de nous sourire et d'avoir les yeux plein de vie et surtout plein d'espoir. Une vrai leçon de vie.
Je ne saurai expliquer toutes les émotions qui m'ont traversé durant cette journée car je ne suis pas doué pour les exprimer, mais je les ai bien vécu. Avant de partir, Moha nous demande de ne pas l'oublier. Mais cela ne risque pas d'arriver, Moha, je te le garanti.
Je pourrai vous raconter ce que j'ai vécu à Midelt lorsqu'on s'est réveillé la tente recouverte de neige, lorsque nous avons interwiever un moine trappiste qui à connu et qui vit aujourd'hui avec les deux rescapés de la tragédie de Tiberin en Algérie(eh oui ! ils sont ici), de notre visite de la Kasbah Myriem, des deux heures où j'ai pédalé la tete baissé dans le blizzard qui me gelait les oreilles, les pieds et les mains a tel point que je ne pouvait que regarder ma roue et me dire que ce n'etait pas possible d'avancer qu'a 10 km/h alors que je donne tout ce que j'ai dans les jambes, vous parler encore de plein de choses comme ce repas pris avec ce berger berbere, de la formidable soirée passé avec Aziz et mohamed, des singes rencontré dans l'ascencion de Jbel Hebri, mais cela vous semblera fade par rapport à ma journée à Jbel Hebri en compagnie de Toute la famille de Moha.
Je ne vous ai pas encore parlé de ce que je pense de Virginie. Je vous le dirai peut etre dans mon prochain journal.

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