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Maroc
- Erfoud
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de Lionel, le 11-02-2006 |
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| Une journée pas comme les autres |

Elle est arrivée ! Quoi ? Ma première diarrhée aigue bien évidemment. Entre Er-Racchidia et Erfoud. Une de nos étapes la plus longue. Elle a bien choisit son jour. Au levé, j'ai les boyaux tout retournés. Je ne me sens pas trop bien. Je ne déjeune pas. Juste une bouteille de coca. Virginie déjeune pour deux. Bon il faut y aller. Nous quittons l'hôtel que je soupçonne être un hôtel de passe car entre hier soir et ce matin, trois couples d'hommes se sont succéder dans la chambre d'a coté. Mais je m'en fou car c'est l'état de mes tripes qui me préoccupe. On est parti ! Une fois sur le vélo, mon corps va mieux. J'ai même une sacrée pêche. J'avance trop vite et suis obligé de m'arrêter à plusieurs reprises pour attendre Virginie. C'est l'effet Coke ! Le paysage n’est pas terrible, voir même lassant. Je me demande si celui qui a fait la carte routière a vraiment réalisé ce parcours pour oser mettre que la route est pittoresque. Il signale plein d'oasis qu'on appelle les oases du Ziz et nous n'en voyons pas une seule. Est-on sur la bonne route ? Je commence à douter. Soudain un panorama absolument magnifique s'offre à nous au bout d'une longue ligne droite. Enfin les voilà ! C'est magnifique. En fait elles sont en contre bas du plateau sur lequel nous roulons. Elles s'étaient cachées pour se dévoiler dans toutes leurs splendeurs. Superbe ! Toutes mes excuses à celui qui a fait la carte. Nous nous arrêtons pour admirer ! Un vendeur de date, Abdelkarim, est installé là. Nous discutons avec lui ! Il habite l'oasis et nous invite à passer la nuit chez lui. Dans mon état, je préfère refuser. Cependant on lui achète un kilo de date. J'ai un peu faim. Je me dis que ce n'est pas raisonnable d'en manger. Mais la tentation est trop forte. J'en mange une, puis deux, puis trois et après..... J’ai arrêté de compter. Nous restons avec Abdelkarim encore un peu. Des bretons en camping car arrive. Ils sont en terrain conquis. Leur comportement hautain envers Abdelkarim me dérange. Pourtant je me tais. Ce n'est pas mes affaires. Une fois les rennais parti, nous reprenons la discussion avec Abdelkarim. Au moment de repartir, il nous offre un kilo de date. Les mots qui les accompagnent me font plaisirs. Les voici : "En tant que berbère nomade, j'aime les voyageurs". Ce mot, cet état de voyageur je l'aime. On est reparti et là je suis fébrile. Il nous reste 50 km à faire et j'ai du mal à suivre Virginie. Je continu à boire du coca acheté ce matin. Mais les dattes doivent être plus fortes. Je serre les fesses. La moindre petite cote est une souffrance ! On fini par arriver à Erfoud. Ce n'est même pas beau. J'ai souffert pendant tout ce temps pour voir ça ! Je veux un hotel avec douche et chambre chauffée pour bien dormir et me remettre. A Erfoud on est sollicité par de nombreux rabatteur qui veulent nous emmener vers Risani ou aux dunes de Merzuga pour faire du 4x4 ou des ballades en dromadaire. Mais lâchez-moi ! Je veux dormir et puis le désert je m'en moque je le verrai en Mauritanie.
La nuit se passe super bien. Je dors comme un vrai bébé. Au réveil tout va bien. Plus mal nulle part. Paré à repartir. C’est quand même efficace le coca !!!!! Virginie accroche toi, aujourd’hui c’est moi qui donne le tempo…. |

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