
De Sidi Kacem à Fez, nous avons eut la joie avec Virginie de goûter à l'hospitalité des Marocains. Il est midi. Alors que nous pédalions tranquillement, un jeune cycliste marocain du nom de Mohamed est venu nous parler quelques mots en français. Peu de temps après, c'est son frère aîné, Mahir qui est venu à notre rencontre pour nous proposer de partager le repas avec toute sa famille. Nous acceptons avec joie. Le repas fut très convivial, une délicieuse tajine avec des navets. Nous apprîmes beaucoup de la vie à la campagne marocaine car Mahir, un élève de la gendarmerie marocaine, parle très bien le français. Mohamed, encore étudiant, débute mais se débrouille déjà très bien. Hélas nous devons repartir car il se fait tard et voulons être à Volubilis avant la tombée de la nuit. Nous laissons derrière nous Mahir, Mohamed, Manar et toute leur famille.
Aux abords de Volubilis, alors que la nuit commence à être bien présente, nous nous faisons inviter à partager un repas et la nuit par Alami et Lahid. Pourtant, ni Alami ni Lahid ne parlent français. Mais nous comprenons et là encore nous acceptons. Alami possède une huilerie. Il fabrique l'huile d'olive à la méthode ancienne. Abdul, le propriétaire d'un restaurant un peu plus loin, passe chercher de l'huile. Finalement il reste avec nous car il parle parfaitement le français. Abdul est un érudit. On apprend beaucoup de l'histoire du Maroc et de l'introduction de l'islam par Moulay Idriss. Nous passons une très belle soirée avec Alami et Lahid. Ils prennent soin de nous jusqu'a notre couché. Alami, qui a mon age, vient même nous border et vérifier que l’on n’aura pas froid. Un vrai père de famille.
La journée fut magnifique. Alors que nous étions juste parti pour aller camper à Volubilis, on a manger et dormi chez l'habitant sans même le demander. Comme ils disent ici "Akada al Magrebh".
Ares les visites de Moulay Idriss, ou nous nous sommes fait un peu avoir par un pseudo guide, ("Akada al Maghreb") et Volubilis, nous partons pour Fez. Mais la route et dure. Beaucoup de cotes. Finalement on s'arrête en route et demandons aux propriétaires d'une maison si nous pouvons planter notre tente dans leur jardin pour passer la nuit. "Aucun soucis" nous disent ils. A peine avons nous planté la tente, qu'arrive le frère du propriétaire. Il se nomme Abderrahim. Il nous invite à prendre le thé avec lui. Au cours de la discussion, il nous invite à dîner et dormir dans la maison car il a peur que l'on est froid sous la tente. Nous finissons par accepter. Un peu plus tard dans la soirée nous apprenons qu'il habite Fez avec sa mère et ses soeurs. Il nous invite chez lui tout le temps ou nous resterons à Fez. C'est ce que nous avons fait. Nous sommes restés deux jours à Fez en compagnie de Abderrahim et Latifa. Nous avons été accueilli vraiment très chaleureusement. Un grand souvenir. Abderrahim habite dans la médina populaire de Fez. Il nous a emmené visiter des ateliers de Gellizze et poterie ou travaillent ses amis. Nous avons eut accès aux secrets de fabrications, mais nous ne pouvons pas vous les dévoiler car ce sont des secrets...Nous avons également visité aussi l'école maternelle qu'a mis en place Latifa au sein de la médina artisanale. Mais là ce ne fut pas simple. En effet, lorsqu'un étranger, visite la médina, soit il le fait avec un guide officiel soit il le fait seul mais ne doit pas parler aux marocains, excepté les commerçants. Même abderrahim, en tant qu'ami n'a pas le droit de nous faire visiter. Il faut faire attention car la police y veille. Pour remédier au problème, nous Abderrahim va demander un papier à sûreté nationale ainsi qu'une autorisation auprès de l'administration de la police. Apres plusieurs aller retour entre la police et l'administration du tourisme, nous n'avions toujours pas l'accord. Abderrahim décide alors de faire jouer ses relations. En 15 minutes nous pouvons circuler librement avec lui dans la médina. Comme dit Abderrahim "Akada al Magrebh".
Et oui ! Le Maroc c'est ça. Des gens extraordinaires et généreux comme Mahir, Mohamed, Alami, Lahid, Abderrahim, Latifa et l'Aziza, d'autres qui essaient de vous extorquer de l'argent par tout les moyens et une administration très lourdes pour éviter les abus de la seconde catégorie.
Prochainement je vous raconterai l'expression 'La schoukrane alla ouajid" que j'ai beaucoup entendu ce dernier jour.
Nous venons de passer trois jours extraordinaires, à côtoyer des gens très simples, et très généreux. Vraiment Extra. Ils me laissent un souvenir impérissable. |