
Nous avons passé 3 jours à Nouackchott chez Hamama et Thérésa. Nous les avions rencontrés sur la longue route qui nous mène de la frontière marocaine jusqu’à Nouackchott. Pour être plus précis à 190 Km exactement de la capitale par le plus grand des hasards, alors que la nuit déjà bien noire, nous cherchions un endroit pour planter notre tente. A coté de leur Khaima, notre petite tente faisait pale figure. Après nous être installé, nous avons été invité à prendre le thé et à partager leur repas. La légendaire hospitalité de la Mauritanie. Merci ! Je croyais qu’elle avait disparu. Eh oui ! Jusqu'à maintenant nous avions été victime d’arnaques. Il y en a de toute sortes. La première, dont nous fûmes témoin s’est déroulée à peine après avoir traversé la frontière. Alors que la nuit tombait, nous demandions aux occupants d’une Kaima si on pouvait planter notre à coté de la leur. Ils nous proposèrent plutôt à partager leur tente et le thé avec eux. Bien entendu on accepta. Mais au fur et en mesure que se passait la soirée, une personne nous annonça que cela nous coûterait 6000 ougouyas (20€). On ne comprend pas ! En fait c’est une auberge camping ! Nous n’avons pas cet argent sur nous puisque nous arrivons de la frontière et que nous avions pu changer que 10 euros. Nous voulons partir ! Finalement un marocain qui était là et qui en fait est le fiancé de la gérante paie notre nuitée. On ne sait comment le remercier. De toute façon nous étions prêt à partir. La seconde arnaque s’est déroulée 40 Km lus loin. Alors que nous cherchions de l’eau, une bonne femme nous fait comprendre qu’elle peut nous en vendre. On est perplexe !!! On comprend que dans le désert, l’eau est rare et que les quelques sondages présents vendent leur eau. Nous la croyons ! Encore un mensonge. Nous apprendrons un peu plus tard, que l’eau est gratuite. Autre arnaque, et la plus grave à mon sens, celle pratiqué par le gardien du banc d’Arguin. Ce site étant classé patrimoine mondial par l’UNESCO, il n’y a pas de route pour y aller. Juste des pistes impraticables en vélo pour cause de sable. Il nous faut donc louer un pick-up ! Le prix en est excessif. 13000 ougouyas. L’astuce du garde et de nous faire croire que c’est lui qui doit négocier les prix car les gens du village abusent sur les prix pour les touristes. On se doute qu’il nous mène en bateau mais on veut aller au Banc ! On finit par accepter (et donc cautionner cette arnaque) ! Je peux dire arnaque, car le retour que nous a négocier Yvoko, le directeur du camping ou nous avons dormi, à 4000 ougouyas. Des arnaques nous en verrons d’autres, mais bon, on se forme….Je reviens sur Hamama, Thérésa et toute leur famille. Ce sont des gens comme ça, intègrent qui me font aimer la Mauritanie. Leur gentillesse est gratuite et dénuée d’intérêt. Après les trois jours passés chez eux, je me demande encore comment on peut les remercier de leur hospitalité. Car grâce à eux nous avons passé un superbe séjour à Nouackchott, en plein cœur de la ville.
Nouackchott, est une capitale très particulière. Tout le 20 ième siècle peut se voir à un croisement. Le début avec une charrette tirée par un âne, la moitié avec une vieille R12 toute déglinguée a tel point qu’on se demande comment elle roule, et la fin avec le dernier 4X4 de luxe. Tout se monde se côtoie, se klaxonne. Je me demande encore comment c’est possible. Lorsque j’attendais Bad Jibril, le manager du groupe Diddal Jaalal, au croisement de la préfecture du 6ième, je suis resté une bonne demi-heure à observer ce défilement de véhicule venu d’un autre temps. Un pur moment de plaisir. Car pour compliquer le trafic, il faut tenir compte des chèvres qui traversent à tout moment la route. Unique.
Diddal jaalal est un groupe de musique Afronomade. Les instruments de musique qu’ils utilisent, sont des issues de l’ethnie Peul. On y rencontre le Gnagnérou, une sorte de violon composé d’une calebasse fermé par une peau de lézard et un manche avec une série de crins composants l’unique corde. Autre instrument rencontré est le Kérona, un luth à deux cordes constitué d’une caisse en bois et d’une peau de vache. Pour terminer avec les cordophones, on a également rencontré l’instrument le plus simple puisqu’il s’agit de l’arc à bouche appelé le Bayol. Pour les percussions on a vu le Bagou, un tam-tam d’épaule et l’horbe une calebasse avec des bouts de bois. Après nous avoir présentés ces instruments, nous avons eut droit à une démo. C’était vraiment génial. Surtout que pour l’occase ils nous ont sorti le grand jeu. Costume traditionnel et dernière composition. Virginie a eut l’autorisation de les filmer pour une chanson. Ils se produiront prochainement au Mali à Bamako et peut être un peu plus tard à Asnières sur Oise en France. Si vous êtes à proximité, foncez les voir, ça en vaut la peine….
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