« C’est le pied ! Tout simplement le pied. C’est incroyablement beau. Les larmes me montent. Comment pourrait il en être autrement devant ce spectacle étonnant ! Je comprends pourquoi on l’appelle la septième merveille naturelle de notre chère planète. Si Dieu existe, alors il est sans aucun doute le plus grand artiste ». C’est ce que j’ai ressenti en survolant à bord d’un ULM les chutes Victoria. Une expérience unique qui m’a porté au septième ciel. Je ne saurais décrire complètement la beauté de cette œuvre naturelle. D’en bas elle me prend aux tripes par son immensité, sa chute vertigineuse. Je ne suis plus grand-chose. D’en haut, elles m’éclatent les pupilles par ses couleurs.
Et que dire des gorges ! Elles sont splendides. Creusées par le Zambèze qui alterne entre rapides qui délivrent des tonnes d’eau à la seconde d’une furie diabolique et retenues au calme paradisiaque où quelques crocodiles se prélassent à longueur de journée. C’est une alternance ente Enfer et Eden que j’ai parcouru à bord d’un rafting. Les sensations sont courtes et intenses. L’adrénaline inonde mes vaisseaux sanguins. C’est tout simplement génial.
Gorges et chutes forment un énorme Té dessiné pour la première fois par un enfant qui apprend a écrire. Le plateau s’étendant à l’infini est la feuille de papier, tandis que ce Té est gravé profondément dans le papier par cet enfant qui appuis très fort pour être sur que ça va écrire.
Avant de voir ces chutes, avant de faire ce baptême de l’air et cette descente en Raft, j’avais déjà eut le coup de cœur pour ce pays fabuleux. La Zambie c’est des paysages très beaux aux forêts de mopanes qui bordent les routes tortueuses qui longent la Luangwa River. La Zambie c’est un peuple chaleureux qui vous accueille avec le sourire. Les « Goodmorning Sir » ; « Safe journey » ; « Welcome in Zambia » que les enfants lancent du bord des routes me réchauffe le coeur. Cela nous change des « Give me… » du Malawi. Je ressens un climat de sérénité et de tranquillité ici comme nulle part en Afrique depuis le début de ce voyage. L’accueil, quel que soit la couleur de peau de notre hôte, est invariable. Du riche fermier au modeste instituteur, c’est toujours bras ouvert que les gens s’avancent vers nous. Les rencontres sont simples et faciles. Je pense à Richard, Thomas et Martina, un anglais et deux allemands que nous avons rencontrés à peine la frontière franchit et qui nous ont hébergé. Je pense aussi à Meta, Jasper et Peter, fermier et maçon. L’un nous offre le gîte et le couvert tandis que l’autre, fan de vélo répare les notre. Vous dormez chez un fermier et il vous indique où aller dormir la nuit prochaine. Vous manger ou vous désaltérer dans un bar, il y a toujours quelqu’un pour vous indiquer où s’arrêter et quoi visiter. Et les adresses sont toujours excellentes. J’adore ce pays où la vie s’écoule au rythme de l’Afrique dans laquelle se mêle un brin de modernité. D’ailleurs, la devise « Zambia, the real Africa » lui va à ravir.